Chers amis bloggueurs,
Voilà c'est enfin le grand retour pour mon blog, pas facile... Il m'a fallu près de 6 jours pour me décider à enfin terminer la rédaction de cette dégustation. Celle-ci, qui avait eu lieu en petit comité à mon domicile, du coup pour l'occasion et pour m'aider dans ma reprise j'ai eu droit aux conseils de palais et nez aiguisés, merci à eux.
Quelques petit mots sur le vigneron;
Le domaine Consolation est né de la prestigieuse association Tramontane wines à laquelle nous retrouvons deux domaines que nous ne présentons plus; c'est à dire le Mas Cristine et la Coume del Mas. Consolation a ce petit quelque chose qui le démarque des autres domaines, puisque celui-ci nous fait découvrir des vins pour l'ensemble de ses gammes exclusivement composées de monocépage issu des meilleures sélections des domaines cités.Par ailleurs, ces gammes étant assez confidentielles, et étroitement liées à la vente export on retrouvera des noms anglophones pour le moins inhabituels, mais toujours pleins de charme avec par exemple : The Wild Boar pour la syrah, Red socks pour le carignan, Rock n' Rolle pour le vermentino ou bien encore Juliette pour la roussane, et Miranda pour la marsanne.
Aujourd'hui, et saisissant l'occasion de revoir quelques uns de mes amis après 3 longs mois d'absence, j'ai décidé de faire plaisir à mes convives (seulement à mes convives puisque n'ayant que le droit de déguster, mais pas de boire le vin), en allant chercher dans ma cave personnelle une bouteille du dit Red Socks.
Comme annoncé dans la description, le Red Socks est un vin monocépage issu de 100% de Carignan noir sur un sol d'argile et de galets.
Côté visuel, nous retrouvons une belle robe grenat très colorée, accompagnée de nuances violines. À la fois limpide et nette celle ci démontre la qualité de l'équilibre du vin. Le jambage quant à lui honore parfaitement les 14.5% d'alcool indiqués sur la contre-étiquette de la bouteille.
Côté nez, celui-ci est puissant accompagné de notes de mûres, de cassis et de cerises noires. Puissant, mais également gourmand, nous retrouvons dans le verre un concentré de fruits noirs et de fruits rouges confits. Typique des carignans, des notes de garrigue se font ressentir lorsqu'on essaie d'aller au delà du fruit.
En bouche, le vin est relativement très charnu, laissant place à beaucoup d'ampleur. L'attaque en bouche est relativement intense, marquée par toujours des notes de fruits noirs confits. Mûres, cassis, cerises griottes sont au rendez-vous. Le carignan demandant un minimum de temps avant de pouvoir s'ouvrir convenablement à la dégustation, nous avons certainement choisi le bon moment pour ouvrir la bouteille et en dévoiler la fraicheur de son fruit, bien qu'apparaissent déjà de légères notes de pruneaux et d'épices. Également, sont au rendez-vous des notes charnues et sanguines. On dénote une très légère sucrosité, surement dues à un peu de sucre résiduel ce qui n'est pas sans rajouter du plaisir pour les amateurs de vins gourmands.
Idéalement servi entre 16°C et 18°C avec des viandes rouges, une souris d’agneau avec un gratin de pomme de terre ou tout simplement sur du fromage.
Je vous remercie de m'avoir lu jusqu'au bout, cette reprise n'étant pas si facile que je l’escomptais, promis la suite à venir très prochainement.
Pour vous servir,
Frédéric.
Petit tour d'horizon et dégustations des vins issus du terroir catalan. Découvrez régulièrement de nouveaux vins, des conseils pratiques de dégustation accompagnés d'idées d'accords mets et vins.
dimanche 17 mai 2015
mardi 28 avril 2015
In Virus Veritas - Ou le retour d'un galérien
Chers amis Bloggueurs et blogueuses,
Vous êtes nombreux, en tout cas suffisamment à mes yeux, à vous être demandé pourquoi un tel silence depuis près de 3 mois.
Effectivement après avoir passé de nombreuses heures à la réalisation de la présentation du blog, je m'étais retrouvé dans l'euphorie d’écrire encore et toujours plus d'articles, d'autant plus que vous étiez de plus en plus nombreux à venir les lire. Mais voilà 2015 voulant me jouer quelques tours, j'ai dû prendre 3 mois de convalescence à cause d'un bien vilain virus.
Certes, plus aucun souci à l'horizon, la bête a été domptée, il ne me reste plus qu'à me remettre en forme... Tout doucement. Et pour dire la vérité, je ne vois que du positif à ce qui fut ma première épreuve pour l'année 2015 que je voyais comme l'année du changement. Bref un changement qui fut très précoce et non sans souffrance, mais au moins un changement bel et bien amorcé, et me voilà de retour actif sur le blog.
Effectivement, interdit d'alcool (antibiothérapie oblige) depuis 3 mois le moins que l'on puisse dire c'est que mes sens gustatifs sont aux ralentis notamment quand on sait que les antibiotiques ont la fâcheuse tendance à changer le goût de la nourriture.Remarquez ce fut parfois utile pendant les Mc DO et Quick. Du coup, je compte bien me rattraper et à l'avenir comme à notre habitude vous retrouverez chaque semaine un article sur vos vins préférés.
Également à prévoir la couverture des 22ème Dionysiades qui se dérouleront cette année à Cassagnes. Au passage, je compte sur mon groupe d'élèves pour venirobligatoirement participer au concours de dégustation ! Surprise garantie ! (pas vrai Liliane ?)
Plus d'informations, et inscriptions ici : http://dionysiade.fr/cetteannee/index.html
Pour ma part malgré mon léger handicap à la dégustation, après avoir terminé à la seconde place l'an passée, je tenterai tout de même cette année de remporter le concours pro. Voilà à vos verres, c'est annoncé et au pire j'ai déjà mon excuse de prête.
C'était donc un petit coucou, gage de signe de vie, annonçant le retour imminent des dégustations sur le blog.
Bonne lecture.
Vous êtes nombreux, en tout cas suffisamment à mes yeux, à vous être demandé pourquoi un tel silence depuis près de 3 mois.
Effectivement après avoir passé de nombreuses heures à la réalisation de la présentation du blog, je m'étais retrouvé dans l'euphorie d’écrire encore et toujours plus d'articles, d'autant plus que vous étiez de plus en plus nombreux à venir les lire. Mais voilà 2015 voulant me jouer quelques tours, j'ai dû prendre 3 mois de convalescence à cause d'un bien vilain virus.
Certes, plus aucun souci à l'horizon, la bête a été domptée, il ne me reste plus qu'à me remettre en forme... Tout doucement. Et pour dire la vérité, je ne vois que du positif à ce qui fut ma première épreuve pour l'année 2015 que je voyais comme l'année du changement. Bref un changement qui fut très précoce et non sans souffrance, mais au moins un changement bel et bien amorcé, et me voilà de retour actif sur le blog.
"Le changement c'est maintenant." F. H.
Et oui les dégustations de côté et pas une goutte depuis 3 mois.
Effectivement, interdit d'alcool (antibiothérapie oblige) depuis 3 mois le moins que l'on puisse dire c'est que mes sens gustatifs sont aux ralentis notamment quand on sait que les antibiotiques ont la fâcheuse tendance à changer le goût de la nourriture.
Également à prévoir la couverture des 22ème Dionysiades qui se dérouleront cette année à Cassagnes. Au passage, je compte sur mon groupe d'élèves pour venir
Plus d'informations, et inscriptions ici : http://dionysiade.fr/cetteannee/index.html
Pour ma part malgré mon léger handicap à la dégustation, après avoir terminé à la seconde place l'an passée, je tenterai tout de même cette année de remporter le concours pro. Voilà à vos verres, c'est annoncé et au pire j'ai déjà mon excuse de prête.
C'était donc un petit coucou, gage de signe de vie, annonçant le retour imminent des dégustations sur le blog.
Bonne lecture.
mercredi 21 janvier 2015
National Hug Day - Le petit Modamour CDR Villages Caramany du domaine Modat
Chers Blogueurs, Blogueuses,
Aujourd'hui 21 janvier est depuis 1986 en tout cas aux États-Unis, la journée du câlin comme nous l'appelons en France, ou encore le "Hug Day" pour nos voisins anglo-saxons. Une journée qui apporte un peu de tendresse en cette période où les statistiques montrent que c'est en ce moment de l'année que le taux de déprime est le plus élevé... Le principe du "Hug Day" étant d'inciter les gens à échanger des câlins de façon spontanée et sans arrière pensée (une étreinte de quelques secondes étant largement suffisante).
Bref on comprend aisément qu'à l'heure où les "kalach" sifflent en réponse aux attaques de crayons, qu'il n'est pas vraiment l'heure de cracher sur l'opportunité de pouvoir partager un peu d'amour gratuitement.
Certes vous me direz l'événement est médiatique, ou bien encore que tout ceci est entièrement une mise en scène, une mascarade pour certains, mais après tout quelle célébration ne l'est pas. Et c'est surtout et avant tout, pour moi, l'habile occasion de vous présenter un vin au nom évocateur qui ravirait nombreuses de ses dames (ou messieurs) à l'idée d'un beau repas en tête à tête, ou bien encore pour un cadeau à l'approche de la Saint Valentin ( ben quoi, si je peux me rendre utile).
Ce vin est né de l'astucieux jeu de mots du fils de M. Modat (vigneron du domaine éponyme) en choisissant de faire un vin original et à la fois accessible en l'appelant : Le Petit Modamour.
La contre étiquette annonce très rapidement la couleur : "pour vous offrir de vrais moments de convivialité et plus si affinité..."
Le domaine Modat grand de 19 hectares exclusivement en agriculture biologique, et dont les vignes sont plantées sur un plateau de 200-300 mètres d'altitude
se situe sur la commune de Cassagnes dans la vallée de l'Agly. On y retrouve de vieilles vignes centenaires comme c'est le cas pour certains Carignan, mais également de jeunes Syrah avec de beaux rendements. Le domaine s'impose dans le Roussillon de par sa position géographique sur le fameux terroir de Caramany, mais surtout de par son originalité astucieusement orchestrée notamment avec des vins tels que le "Comme avant", le "sans plus attendre" ou bien encore avec leur tête de cuvée qui est "le plus joli". Bref des vins passionnants, à l'image poétique de leur vigneron qui cultive sur un terroir de caractère.
Le petit Modamour c'est le subtil assemblage de 60% de Carignan et de 40% de Syrah sur un sol essentiellement composé de gneiss et de sable granitique.
Côté visuel, on retrouve un vin dont la robe est d'une belle intensité et très nette. D'un beau grenat accompagné de nuances violines, nous sommes sur un vin relativement jeune (2013) et certainement fougueux, avec beaucoup de caractère. Jambage relativement présent et limpide sur la paroi du verre avec tout de même 14% d'alcool.
Côté nez, c'est la Syrah qui a tendance à prendre le dessus sur le Carignan, puisqu'on retrouve une prédominance sur des notes de fruits noirs, avec le cassis, la myrtille confite et toujours... La mûre (oui oui je sais, elle est plutôt récurrente dans les rouges du Roussillon). On retrouve également de fines et belles notes de violettes, très ressemblantes à celle du bonbon. C'est plaisant, agréable, avec une belle intensité sur le fruit, mais également sur des notes légèrement garrigues (thym et romarin).
La bouche se distingue par des notes plus sur les épices. Avec une attaque en bouche plutôt franche et avec beaucoup de caractère, on trouve des notes de fruits noirs à noyau, de cerises noires accompagnées de la saveur de la réglisse qui est très présente, très caractéristique de la Syrah catalane. La bouche est plutôt riche, et sait garder de son équilibre. La finale nous transporte vers des notes plus garrigues, mais surtout vers quelque chose toujours plus épicée avec notamment le poivre gris, et poivre noir.
Malheureusement il arrive souvent que les vins avec un packaging très prometteur pourraient se retrouver très décevant lors de la dégustation, hors concernant le petit Modamour le pari est bel et bien réussi, avec un vin riche, et généreux qui tient toutes ses promesses.
Aux Vins d'auteurs, c'est un vin que j'ai l'habitude de recommander régulièrement auprès de nos clients de par son rapport qualité / prix évident à 9.80€, mais également pour les jeunes amoureux (et les moins jeunes bien entendu ! Il n'y a pas d'âge pour cela) qui désirent se faire plaisir, tout en découvrant ce vin, accompagné d'un repas tapas catalan, ou d'aiguillettes de bœuf braisées... Ou tout simplement sur un fromage...
Bref vous l'avez compris voici l'occasion de sortir une belle bouteille, de se faire et faire plaisir accompagné de votre partenaire,
Et ne l'oublions pas à l'heure où nous vivons certainement de manière trop isolée, dans un individualisme exacerbé accompagné d'une retenue parfois trop excessive, alors que paradoxalement nous avons tous besoin d'affection, d'amour, alors soyez vous-même et buvez, partagez un peu d'amour en bouteille !
PS : Promis, il n'y aura pas d'article sur la Saint Valentin !
samedi 10 janvier 2015
Chacun son arme Charlie - Le doux rêveur, Maury Hors d'âge de la Préceptorie
Avant toute chose une petite parenthèse s'impose, en écrivant cet article bien que celui ci relate partiellement l'actualité, je ne prétends pas couvrir un événement tel un journaliste ou encore tel un critique, je laisse ce travail aux professionnels qui le feront certainement mieux que moi. À chacun son arme, et c'est avec beaucoup d'humilité et de détachement que j'ai donc décidé, moi, de lever mon verre haut et fort, tel un dernier hommage pour ceux que nous regretterons et qui sont partis trop tôt des suites des événements tragiques de ces jours-ci.
Avant d'aller plus loin et de vous présenter le vin, une petite et brève visite du vigneron s'impose. Lancé en 2001 sous l'impulsion des célèbres Frères Parcé, la Preceptorie de Centernach n'est pas un prolongement du Domaine la Rectorie, mais en est une alternative.
Joseph Parcé digne représentant de la jeune génération des Parcé s'en est allé de Banyuls sur mer pour investir l'ancienne cave coopérative du village et créer un nouveau domaine : la Préceptorie de Centernach. C'est ainsi qu'aujourd'hui le vignoble se répartit sur 36 hectares de vieilles vignes.
Le terroir lui est spécifique à celui de Maury offrant un sol schisteux en moyenne altitude ce qui convient
tout particulièrement à l'élaboration de vins blancs secs issus de
grenache gris, mais également à de vins rouges généreux, reflet de cette appellation pleine de charme.
Veuillez noter qu'en choisissant le vin nommé "le doux rêveur", j'estime avoir choisi le vin dont le nom se prêtait idéalement aux personnes auxquelles je désirais rendre hommage ce soir. Se rapprochant des vins dits de méditation, qui lors de la dégustation laissent place aux songes... À l'imagination... Et au côté artistique de chacun... Car en effet, au delà de la face sordide de cet événement, et s'il y a bien une chose à retenir du combat mené par ces artistes et avant tout compatriotes, c'est que rien ni personne ne peut et ne doit nous empêcher de laisser libre cours à nos rêves et nos aspirations qu'importe les enjeux et dangers auxquels nous pourrions faire face.
Passons donc tous ensemble à la dégustation;
Côté visuel, malgré la mauvaise qualité de l'éclairage sur la photo, on retrouve quand même une robe d'un tuilé très timide dont le grenat est encore très présent tout ceci accompagnée de nuances légèrement brunies. Jambage très important qui dénote un fort degré d'alcool dans la composition du vin...18% tout de même pour le bestiau.
Au nez, on retrouve la richesse et la complexité des vins hors d'âge, d'autant plus que celui ci a eu la chance d'avoir été élevé en solera, procédé d'origine espagnole qui vise à éduquer le vin avec des vins plus âgés... Les fruits secs, telle que la figue et le pruneau sec sont à l'honneur, agréablement accompagnés par des notes plus subtiles de cacao, de tabac blond et de clous de girofle. Grande prédominance sur la noix qui me donne déjà l'eau
À 16€ la bouteille en prix public, n'hésitez pas à servir ce vin à 16° de préférence, accompagné d'un dessert chocolaté comme une forêt noire, ou bien pour éviter le chocolat, sur un far breton aux pruneaux...
Je lève donc mon
verre dans la direction de ces hommes qui se battent sans relâche pour
défendre leur valeur et principe, et leur cède volontiers ce qui
désormais leur appartient; c'est à dire la part des anges. (et des coups de fouets pour les autres please)
Une petite pensée également pour mon pote Bruno, on espère te revoir bientôt.
Et merci à Gérard pour son humour. :)
lundi 5 janvier 2015
Commençons bien l'année : Mas Cristine rouge - 2013
Chers ami(e)s Bloggers,
C'est avec beaucoup d'entrain que je vous présente le premier article de cette année 2015. Avec ceci, il allait de pair que je vous présente également mes voeux les plus sincères pour cette nouvelle année; puissiez-vous, à l'instar des plus grands crus, vous bonifiez avec le temps qui passe... En tout cas, prenez note que si vous lisez régulièrement mon blog, celui ci vous emmènera à boire les vins qui sauront bien vous conserver ! Je m'y engage, parce que vous le valez bien...
Aujourd'hui, j'ai décidé de vous servir l'un de mes premiers coups de cœur en tant que professionnel dans le métier. Un vin qui fait partie d'un domaine qui aujourd'hui fait l'unanimité dans le cœur des catalans de par son patrimoine historique, mais surtout de par sa régularité quant à la qualité de ses vins. J'ai nommé; Le Mas Cristine.
Ce qu'il faut savoir concernant le domaine, c'est qu'avant la reprise de Philippe Gard (de la Coume del Mas) en 2006, les vignes étaient en fermage au château de Jau. Ce qui avait donné lieu à des cuvées exceptionnelles, notamment à un ambré 2005 mémorable, dont beaucoup de clients me le réclament encore aujourd'hui. C'est pour dire !
Aujourd'hui, comme je l'ai annoncé précédemment, les vignes du Mas Cristine ont été reprises par Julien Grill et Philippe Gard de la Coume del Mas (auteur des célébrissimes Quadratur et Folio...), mais celles ci font également parties de l'association "Tramontane Wines" regroupant parmi les plus grands domaines de Collioure - Banyuls - Argeles sur mer; c'est à dire la Coume del Mas, Mas Cristine, Terrimbo, Consolation et Vial Magnères. Partageant donc le savoir-faire de plusieurs vignerons de haut rang, le Mas Cristine se hisse donc sans conteste parmi les grands du Roussillon.
Issu d'un sol constitué d’un mélange de schiste, de quartz et d’argile rouge, on retrouve l'assemblage typique d'un vin du Roussillon avec notamment du Grenache majoritaire, de la Syrah et une petite pointe de Carignan.
Asseyez-vous confortablement, et passons donc, si vous le voulez bien, à la dégustation.
Côté visuel, on aime cette robe jeune d'un rubis intense accompagnée de légères nuances violines, signe de jeunesse du vin. Limpide, net, on retrouve également un beau jambage marquant les contours du verre avec beaucoup de générosité.
Au nez, on dénote une belle richesse aromatique avec de belles notes de fruits noirs confiturés, notamment le cassis, la mûre et la myrtille qui sont très présentes, de même on retrouve de fines notes de violettes
D'une belle intensité, on aime également la clarté du nez qui est très net et où les arômes se distinguent de manière très distincte. En allant un peu plus loin, on trouve d'autres parts des notes finement vanillées caractéristiquent d'un élevage boisé très léger, mais surtout maîtrisé.
En bouche, l'attaque est relativement modérée, l'alcool ne prenant pas le dessus. On a vaguement l'impression de croquer directement dans des fruits noirs frais tellement le vin se boit avec beaucoup de légèreté et de façon très digeste.
La composante tannique du vin étant plutôt modérée, les tannins ne sont pas très intenses, mais ont le mérite d'être relativement très soyeux. On aime ses notes de mûres confiturées, de cassis, mais de même que les épices tel que le poivre gris... Accompagnées d'un léger soupçon sanguin et animal.
Belle longueur du vin sur la finale.
Pour la modique somme de 11.30€ ainsi que son énorme potentiel malgré sa jeunesse, le Mas Cristine 2013 reste l'un des choix les plus attractifs du Roussillon en matière de rapport; qualité - prix.
Mes pensées les plus chaleureuses se tournent vers vous, alors que j'entame mon dernier verre... Celui-ci je le bois en votre honneur. Santé !
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